2009-07-01 - Sarkozy s'insurge: il a du faire ouvrir un magasin le dimanche pour Michelle Obama

Portrait de tousdesmoutons

Dénonçons de ce pas une atteinte à... à tout. A la liberté du commerce, au respect des épouses de chefs d'Etat en visite, et que sais-je, je ne sais plus tant l'indignation m'étouffe.

Non mais rendez vous compte. Le 7 juin dernier, Michelle Obama, de passage, après les commémorations, dans notre beau Paris, veut faire un peu de shopping. On est à Paris, c'est normal, à Paris on shoppe.

Sauf que c'est un dimanche.

Les magasins sont fermés.

Sur les Champs.

Elysées, je veux dire.

Ou ailleurs il ne l'a pas dit.

Qui, il ? Ben, Sarko.

Car en effet, bouleversé par l'évènement - et on s'étonne qu'il ait tenu si longtemps sans que l'indignation l'étouffe davantage, il n'y a pas à dire, on progresse vers la zénitude - il vient de s'en ouvrir lors d'une réunion pour le développement de La Défense.

Il a été O-BLI-GE de faire ouvrir les magasins pour Michelle et ses filles.

Namého.

Mais où va-t-on, moi je vous le demande ?

La Te-hon, je te raconte pas, on imagine la scène.

Sarko, blême : Madame, euh mistress the First lady, euh vous savez c'est les Français, ah mais si vous saviez ils sont terribles.

Michelle, accomodante (oui, je la perçois accomodante, je ne sais pas c'est comme ça) : Ah mais oui, j'en ai entendu parler.

Sarko : Vous savez, ils refusent de travailler le dimanche.

Michelle, ahurie : No ?

Sarko, confus : Si, si, mais on va changer ça, ne vous en faites pas, j'ai un gars dessus, déjà on va les faire bosser malades alors après le dimanche ça passera tout seul. Freeeeeeeeed !

Frédéric Lefebvre : Ui, Président ?

Sarko : Dis bonjour à Madame Obama. Hein qu'on va les faire bosser les Français ?

Frédéric Lefèbvre : Oh, oui, Madame Obama, don't worry. Ils veulent pas mais on va y arriver.

Michelle : Bon, et ce magasin, alors?

Sarko : Tout de suite, tout de suite. Je suis confus, hein. Fred, tu t'en occupes ?

Fred : Ui ui, Monsieur le Président.

Sarko : Vous savez c'est très difficile. Le Français est râleur, il descend facilement dans la rue, parfois il coupe des têtes ! On doit être prudent.

Michelle : Oui, il parait. Mais moins maintenant ?

Sarko : Oui, beaucoup moins, et puis là on les fatigue, on sent que ça commence à faiblir.

Michelle : J'espère, cher Nicolas, que vous saurez remédier à cela. Je suis troublée. Tout de même, Paris fermé le dimanche.

Sarko : Ah mais je vais leur dire moi, madame Obama, ah mais il faut compter sur moi, moi je vais leur dire hein, ça c'est sûr, ça va pas passer. Je vais leur faire honte moi. Ah mais ils vont voir si c'est normal de faire ouvrir les magasins pour Madame Obama, ah mais je vais leur faire honte. Vous savez ils vous aiment beaucoup. Ils vont être tout gênés quand je vais leur dire. Avant l'été, moi je vais le régler ce problème, moi.

Michelle : Je suis désolée de ce petit tracas.

Sarko : Mais c'est moi qui suis désolé madame Obama. Comptez sur moi. Frédéric me dit que ça y est. Comptez sur moi, je vais leur dire moi ce que j'en pense et pis vous savez, moi, je mâche pas mes mots. Avant l'été je vous le dis vous allez voir.

Et voilà. Et voilà. Eh bien il a tenu parole, et il ne mâche pas ses mots. Quelle honte quand même qu'il ait du faire ouvrir les magasins pour Michelle.

Sources : http://www.lepost.fr/article/2009/06/30/1601203_sarkozy-s-insurge-michel...

Powered by Drupal - Design by artinet