2009-03-05 - Souvenez-vous : Christine Lagarde, 22/01/2008 : Ce n'est pas un krach!!!

Portrait de tousdesmoutons

Parce qu'il est bon parfois de revenir en arrière, je vous propose de relire ce petit article tout droit issu du figaro daté du 22 janvier 2008 :

Christine Lagarde a commenté l'actualité boursière de Bruxelles, où elle rencontre actuellement ses homologues.

Christine Lagarde a commenté l'actualité boursière de Bruxelles, où elle rencontre actuellement ses homologues.

Interrogée ce mardi matin sur Europe 1, la ministre de l'Economie a constaté une «correction brutale» sur les marchés financiers et a souligné les «différences» entre les fondamentaux économiques européens et américains.

Halte à la psychose ! Christine Lagarde a refusé de s'alarmer de la chute des bourses mondiales, lors d'un entretien ce mardi matin à Europe 1. «Ce n'est pas parce que ça tangue un peu qu'il faut soit perdre son sang-froid, soit oublier les fondamentaux des entreprises. Dans le domaine boursier, il faut observer les tendances de long terme. Et depuis cinq ans, le CAC 40 a réalisé 57% de plus-value», a-t-elle souligné.

Malgré la baisse de près de 7% du marché parisien hier et des bourses asiatiques ce matin, la ministre de l'Economie refuse de parler de krach. «Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisses. Il y a eu une correction brutale sur les marchés asiatiques, et européens dans la foulée. Elle est intervenue alors qu'un des principaux marchés était fermé hier. C'était en effet le jour de Martin Luther King hier aux Etats-Unis.»

Après avoir rappelé le contexte du décrochage boursier, la ministre a souligné l'opportunité de cet événement. «La purge en train de s'appliquer, notamment dans le système financier américain, me parait un mouvement sain et salubre.»

La ministre de l'Economie a par ailleurs indiqué que «les banques françaises sont solides». Mais, selon elle, «il y a urgence pour les groupes bancaires à publier leurs provisions pour dissiper les doutes».

Vers la récession ?

Christine Lagarde a refusé de spéculer sur une éventuelle contamination de la récession des Etats-Unis à l'économie mondiale. «Ne jouons pas les Cassandre, ni les prophètes, ni les oracles. Ce qui m'intéresse, moi, c'est la réalité des chiffres. Hier avec mes homologues européens, nous avons étudié les fondamentaux européens. Nous ne sommes pas dans la même situation que les Etats-Unis. Un ménage américain est endetté à 100%, souvent à taux variable. Ce n'est pas le cas en Europe, ce n'est pas le cas en France. Le chômage américain augmente, en France il baisse. La croissance aux Etats-Unis a ralenti autour de 4% ces derniers temps. Certains craignent une récession. La croissance française, elle, se maintient. Elle devrait atteindre 2% pour 2007.»

Par ailleurs, la ministre de l'Economie a souligné «les liens de dépendance entre les économies» pour justifier sa conviction qu'il n'y aura pas de récession en cascade à partir des Etats-Unis. «Pour son commerce extérieur, la France dépend à 60% de la zone euro et seulement à 8% des Etats-Unis. Par ailleurs, le monde change énormément. Et les grands pays émergents connaissent une très forte croissance.» Pour 2008, la ministre a rappelé que le budget annuel avait été établi avec une base de croissance de 2% à 2.5%. «Je pense qu'on sera dans le bas de la fourchette», a-t-elle précisé.

Christine Lagarde a donné sa recette pour sortir de la crise. «En économie, il n'y a pas de miracle. Il faut travailler. Les fondamentaux des entreprises sont bons et cela importe plus que la bourse. La capacité de travail des Français existe, on a des ressources. Il faut libérer la croissance. On avance déjà dans cette direction.»

Elle invite par ailleurs le président américain à «aller plus loin», après le plan de relance de 140 milliards de dollars annoncé vendredi. «George Bush doit maintenant préciser où ça va aller et à quelle vitesse.» Une meilleure visibilité pourrait apporter un peu de tranquilité aux marchés.

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Petit retour en 2009 avec cet article du figaro :



INFO FIGARO - La dette devrait dépasser les 22 000 euros par Français à la fin de l'année prochaine.

Le déficit public de la France va «sans doute» dépasser 5% en 2009, a indiqué ce matin François Fillon au micro d'Europe 1. En réalité, le gouvernement va annoncer demain en conseil des ministres une prévision de déficit public (Etat, collectivités locales, sécurité sociale) pour cette année de 5,6 % du PIB. Le seul déficit de l'Etat atteindra 104 milliards d'euros pour 2009. Bercy anticipe qu'il sera stabilisé « à peu près au même niveau » en 2010. Le retour à 3% du PIB n'est pas attendu avant 2012. «L'horizon de l'équilibre budgétaire s'éloigne», a reconnu hier le premier ministre. Une affirmation qui risque de ne pas plaire à Bruxelles, qui a déjà enclenché à l'encontre de la France une procédure pour déficit excessif…

Mais ce sont surtout les anticipations de dette du gouvernement qui risquent de créer le plus de surprise. Fin 2010, le taux d'endettement devrait « s'approcher de 80% » du PIB, selon une source gouvernementale. Aujourd'hui à plus de 66% du PIB, « le taux augmenterait d'environ 7 points de PIB cette année et 7 points l'an prochain », poursuit cette source. La dette dépasserait alors les 22 000 euros par Français.

Sacrée visionnaire cette Christine!

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