2009-08-03 - Infirmières bulgares : on nous aurait menti?

Portrait de tousdesmoutons

La propagande médiatique nous avait expliqué que c’était le couple Sarkozy qui les avait fait libérer.

La propagande médiatique nous avait expliqué que Cécilia Sarkozy avait discuté avec Kadhafi.

La propagande médiatique nous avait expliqué que le couple Cécilia – Nicolas Sarkozy avait réussi à convaincre Kadhafi de libérer les infirmières bulgares.

C’était soi-disant une grande victoire diplomatique pour le couple Cécilia - Nicolas Sarkozy.

On assurait même qu'aucune rançon n'avait été versée à l'époque par la France. Rien n'avait été dit sur une possible participation de Sofia...

Problème : le nouveau Premier Ministre bulgare vient d’accuser son prédécesseur d’avoir versé 72 millions de dollars à Kadhafi pour obtenir la libération des infirmières bulgares !

Lisez donc cet extrait d'un article de Rue 89 : « L'information est passée totalement inaperçue en France, mais a fait son petit effet en Bulgarie. La semaine dernière, Boyko Borisov, le nouveau Premier ministre bulgare, a accusé son prédécesseur Sergueï Stanichev d'avoir versé 72 millions de dollars à la Libye pour obtenir la libération des infirmières bulgares en 2007. »

J’ai l’impression que, comme d’habitude, les médias nous ont raconté des conneries.

Sources : http://fr.news.yahoo.com/63/20090802/tpl-libration-des-infimires-bulgare...

Voilà l'article 20 minutes de l'époque :

Cécilia Sarkozy a choisi une interview au journal l'Est Républicain pour expliquer, pour la première fois, son rôle dans la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares le 24 juillet dernier, après huit années de détention dans les geôles libyennes. Une libération à laquelle elle avait personnellement contribué, se rendant personnellement sur place en compagnie du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et rencontrant personnellement le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi.
''Je suis choquée que certains médias utilisent ainsi un drame humain et exploitent la souffrance de femmes, d'enfants et des familles'', explique Cécilia Sarkozy pour motiver son intervention. ''Ce qui s'est passé lors de ma mission n'a rien à voir avec des polémiques droite-gauche'', assure-t-elle. ''Je suis arrivée sur place (...) en tant que mère, sans forcément m'attarder sur la complexité des relations internationales''.
''Des contreparties d'ordre médical''
La femme du chef de l’État explique donc la manière dont se sont déroulés ces entretiens avec le colonel Kadhafi et ''tous les dirigeants libyens concernés par cette affaire''. Des discussions qui ont duré cinquante heures et qui se sont faites ''en anglais et en tête-à-tête, sans interprète'', explique Cécilia Sarkozy. La femme de Nicolas Sarkozy ajoute que le dirigeant libyen a su saisir l’occasion pour ''faire un geste humain susceptible d'améliorer son image''.
Alors que les questions sont nombreuses en France sur les contreparties obtenues par la Libye pour la libération des infirmières, Cécilia Sarkozy assure, qu'à ''(son) niveau, il ne s'est agi que de contreparties d'ordre médical''. ''J'ai offert à l'hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues libyens, des équipements, des traitements contre le sida et des visas rapides pour que des cas urgents puissent venir se faire traiter en France'', dit-elle.
''Je ne crois pas avoir un rôle particulier''
Comme son mari l’avait affirmé, Cécilia Sarkozy ne s’expliquera pas devant la commission d’enquête parlementaire, comme le réclame le Parti socialiste. ''Ça n’est pas ma place'', dit-elle avant d’ajouter : ''Je tiens cependant à faire la lumière sur mon rôle dans cette affaire, voilà pourquoi j'ai accepté de vous parler''.
Interrogée sur le rôle de ''First Lady'' qu'elle entend jouer à l'avenir, la femme du chef de l'Etat reste évasive. ''Il n'y a pas de rôle. Je ne crois pas avoir un rôle particulier''. ''Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent : je ne vais pas changer aujourd'hui (...) Chacun a le devoir de s'engager quand il le juge nécessaire'', conclut Cécilia Sarkozy.

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