2009-04-09 - The Berlusconi's show

Portrait de tousdesmoutons

L'humour de Silvio Berlusconi consterne de nouveau en Italie et ailleurs. Cette fois-ci, le Cavaliere a suggéré aux sinistrés du tremblement de terre -quelque 17 000 sans-abris qui ont trouvé refuge dans des campements- de faire comme s'ils étaient en week-end au camping...

« Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude… Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping. »

Il y a quelques mois, en visite à Moscou, interrogé sur la victoire de Barack Obama, il a déjà évoqué sa beauté, sa jeunesse et son « bronzage » :

« Je ne vois pas comment Medvedev pourrait avoir des problèmes à établir de bonnes relations avec Obama qui est lui aussi jeune, élégant et bronzé. »

Face au tollé provoqué par ses propos, Silvio Berlusconi, habitué des cabines UV, en a rajouté en précisant qu'il s'agissait d'un « compliment ».

Depuis le début de sa carrière, Il Cavaliere multiplie les gaffes. Retour en images sur quelques uns de ces dérapages assumés (l'exhaustivité est ici impossible).

25 novembre 1993 : Sua Emittenza soutient un néofasciste

Roi des cumulards, Silvio Berlusconi est, au début des années 90, patron d'un club de foot (le Milan AC), de six chaînes privées, d'un journal national et d'un groupe d'édition. Puissant, il lorgne sur la politique, et va y faire une entrée fracassante.

Pendant la campagne des municipales, il déclare que s'il avait été romain, il aurait voté pour le candidat du Mouvement social italien (MSI), le parti néofasciste.

Le tollé est général. Gianfranco Fini perd l'élection, mais sera ministre dans la coalition de Berlusconi en 1994, puis ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2006. L'ancien journaliste a également signé les préfaces des éditions italiennes des livres de Nicolas Sarkozy. (Voir la vidéo)

27 septembre 2001 : l'Occident est supérieur à l'islam

Un incident diplomatique met l'Europe dans l'embarras. En visite à Berlin, le nouveau président du Conseil italien (pour la deuxième fois) affirme la « supériorité du système des valeurs occidentales sur lislam ». La Ligue arabe exige des excuses, les Européens condamnent.

9 janvier 2002 : Berlu, un ministre des Affaires étrangères qui s'amuse…

Après avoir poussé à la démission son ministre proeuropéen, Silvio Berlusconi le remplace et commente simplement par un « je m'amuse ». La blague n'amuse pas Bruxelles, inquiète de l'euroscepticisme italien et du cumul des fonctions d'Il Cavaliere. Gianfranco Fini lui succédera en 2004.

3 juillet 2003 : un kapo au Parlement européen

Séisme diplomatique entre l'Allemagne et l'Italie. Alors que Martin Schulz, eurodéputé allemand, vient de s'élever contre la présence de Berlusconi au sein du Parlement européen, ce dernier rétorque :

« Je sais qu'en Italie, il y a un producteur qui est en train de monter un film sur les camps de concentration nazis. Je vous proposerai pour un rôle de kapo… »

Le chancelier allemand Gerard Schroeder juge cette sortie inacceptable. Berlusconi finit par regretter ses propos.

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