2009-08-19 - Restauration : polémique au sujet de la baisse de la TVA

Portrait de tousdesmoutons

Parce que la moitié des cafetiers et des restaurateurs n’a pas répercuté la baisse de la TVA sur leurs prix, un député demande au Premier ministre de suspendre l’application de cette mesure.

Nouveau rebondissement dans l’affaire de la baisse de la TVA dans la restauration. Alors qu’en fin de semaine dernière Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, menaçait les professionnels qui ne jouent pas le jeu d’être exclus des bénéfices du fonds de modernisation de la restauration qui doit être installé le 14 septembre, c’est au tour d’Eric Ciotti de monter au créneau.
Ce député UMP des Alpes-Maritimes vient de demander au Premier ministre un moratoire sur la baisse de la TVA à 5,5 % dans la restauration, jugeant que la « majorité des établissements » n’a pas respecté ses engagements. De l’aveu même de Bercy, seulement un cafetier ou un restaurateur sur deux a répercuté cette baisse en diminuant les prix de certains de ses produits. Ce que confirme notre enquête auprès des 65 établissements étoilés de Paris.

« Il est un peu tôt pour porter des jugements »

Nous avons constaté que seuls 50 % des restaurants gastronomiques parisiens ont revu à la baisse les prix sur leur carte. Ainsi, 33 d’entre eux ont réellement suivi le fameux « contrat d’avenir » par lequel la profession s’est engagée à diminuer de 11,8 % le prix d’au moins 7 produits. Cinq l’ont fait sur moins de 7 produits et 17 n’ont pas modifié leurs tarifs (10 d’entre eux n’ont pas répondu).
Pour le président du Synhorcat (l’un des deux syndicats professionnels), « il est un peu tôt pour porter des jugements ». Didier Chenet rappelant que le contrat d’avenir signé par la profession porte « sur une durée de trois ans » et « sur la baisse des prix, mais aussi le recrutement et la modernisation ».
Il n’en demeure pas moins que ce cadeau fiscal aux restaurateurs passe mal au sein de la majorité. Surtout au moment où le gouvernement s’apprête à passer un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales pour préserver les recettes de l’Etat, amaigries par la récession économique.

Sources : Le parisien

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